Un site conçu pour les cerveaux qui décrochent
Je suis autiste et TDAH, et je conçois depuis là. Ce n'est pas une sensibilité. C'est une méthode, et un levier de rétention.
La plupart des sites sont construits par des cerveaux qui tiennent en place, pour des cerveaux qui tiennent en place. Quand tu accompagnes des personnes TDAH, autistes, HPI ou DYS, ou quand tu l'es toi-même, tu connais l'effet inverse : la page s'ouvre, quelque chose apparaît en glissant, un chiffre rouge clignote quelque part, et la lecture est déjà perdue.
Ce qui fait décrocher
Ce n'est presque jamais le contenu. C'est l'interface. Les causes les plus fréquentes, dans l'ordre où je les rencontre :
- Le mouvement non demandé. Apparition au défilement, parallaxe, défilement détourné, carrousel automatique, vidéo qui démarre seule. Chaque mouvement capte l'attention et la reprend au lecteur.
- Les signaux d'urgence. Pastille rouge, compteur, badge de notification. Ils déclenchent une vigilance qui ne redescend pas.
- Les contrastes décoratifs. Un gris clair sur beige est élégant sur la maquette et illisible en conditions réelles.
- Les lignes trop longues. Au-delà d'environ 65 caractères, l'œil perd la ligne suivante et recommence.
- L'absence de repère. Une page qui ne dit pas où l'on est et combien il reste oblige à tout garder en mémoire.
Ce que je m'interdis
Ce ne sont pas des principes, ce sont des règles que je m'applique sur chaque projet, y compris sur mon propre site.
- Aucune apparition au défilement, quelle qu'elle soit.
- Aucune parallaxe, aucun ancrage forcé, aucun défilement détourné.
- Aucun carrousel automatique, aucune lecture automatique.
- Aucun curseur personnalisé, aucun effet magnétique.
- Aucune pastille rouge, aucun compteur, aucun badge.
- Aucun traqueur, aucun cookie de mesure, aucun script tiers.
Les transitions au survol restent possibles sous 200 millisecondes, jamais sur du texte qu'on est en train de lire. Et prefers-reduced-motion coupe réellement tout, testé, pas supposé.
Ce que je mets à la place
- Un bouton de lecture apaisée qui retire les fonds, les italiques et les décalages, sur toutes les pages.
- Un réglage de taille de texte à trois crans, mémorisé d'une visite à l'autre.
- Un sommaire permanent de sept entrées courtes au maximum, visible sans avoir à remonter.
- Des contrastes mesurés par script, jamais à l'œil. Rien en dessous de 4,5:1 pour du texte.
- Des cibles tactiles de 44 pixels minimum, pour que rien ne se rate au doigt.
- Une mesure de 62 caractères et une interligne de 1,72, tenues sur tout le site.
- Une navigation au clavier complète, avec un focus visible partout.
Un site sobre n'est pas un site fade
C'est l'objection que j'entends le plus, et elle mérite une réponse franche. Quand on s'interdit le mouvement, il faut que la matière porte l'effet. Typographie très grande, jusqu'à huit ou dix fois la taille du corps sur une page d'ouverture. Compositions asymétriques, superpositions, chevauchements de collage. Ruptures d'échelle et blancs très larges. Couleur en aplats francs plutôt qu'en dégradés flous. Grain, papier, transparences.
Je viens du collage papier. C'est de là que vient la matière, et c'est pour ça que mes univers ne ressemblent à aucun autre : ils sont assemblés, pas remplis dans un gabarit.
Pourquoi c'est un argument économique
Une accompagnante ne vit pas de ses visites. Elle vit de ce que ses clientes terminent, et de ce qu'elles rachètent ensuite.
Le seul chiffre qui compteLa rétention. Une interface qui ne fatigue pas garde les gens plus longtemps. Une cliente qui va au bout d'un protocole en achète un deuxième. Une cliente qui a fermé à la page 3 ne revient pas, et elle ne saura jamais dire pourquoi.
C'est la raison pour laquelle je ne vends pas de l'accessibilité comme une gentillesse. Je la vends comme un levier de chiffre d'affaires, parce que c'en est un.
Pour qui je conçois
Pour des coachs, thérapeutes, formatrices, énergéticiennes, artistes et artisanes francophones, souvent autoentrepreneuses, souvent neuroatypiques, ou travaillant avec un public qui l'est.
Tu n'as pas besoin d'être diagnostiquée pour que ça te concerne. Si tu t'es déjà dit que les sites te fatiguent sans savoir pourquoi, tu es exactement la personne à qui je parle.
Ce que je ne ferai jamais
Une œuvre générique. Un univers calqué sur des clichés du bien-être, ou sur le site d'une autre. Si c'est ce que tu cherches, tu le trouveras moins cher ailleurs, et ce sera très bien.
Comment on travaille ensemble
Tout part du même geste : je récolte ce que tu dis, ce que tu tais et ce que tu refuses, j'assemble, puis je construis jusqu'au bout de la chaîne.
- Le socle, 970 €, de deux à trois semaines. L'univers visuel et une page qui ne fatigue personne.
- L'application, à partir de 1 970 €, de quatre à six semaines. Ton univers posé sur le téléphone de tes clientes.
- L'académie, à partir de 3 470 €, de six à neuf semaines. Toute l'application, plus l'espace de formation.
Questions fréquentes
Faut-il être soi-même neuroatypique pour travailler avec toi ?
Non. Il faut soit l'être, soit accompagner des personnes qui le sont. Une interface reposante sert tout le monde, mais elle devient décisive quand le public décroche facilement.
Est-ce que ça veut dire un site triste ?
Non. Le choc visuel vient de la matière et de l'échelle, jamais du mouvement. Regarde mon propre site : il ne bouge pas, et personne ne l'a jamais trouvé sage.
Est-ce compatible avec les normes d'accessibilité ?
Les contrastes sont mesurés selon les seuils WCAG AA, la navigation au clavier est complète et les préférences système de réduction du mouvement sont respectées. L'accessibilité cognitive va au-delà de ces normes, et c'est précisément là que je travaille.
Et si je ne sais pas encore ce que je veux ?
C'est le cas le plus fréquent, et c'est ce que la récolte sert à démêler. Écris-moi ce qui coince, on part de là.
Se parler
Dis-moi qui tu accompagnes, et ce qui coince. Je réponds moi-même, sans filtre, et je dis non quand ce n'est pas pour moi.
Ou réserver une heure pour qu'on regarde ton projet ensemble.